{"id":6484,"date":"2019-03-03T16:04:31","date_gmt":"2019-03-03T21:04:31","guid":{"rendered":"http:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/la-connaissance-egyptienne-de-la-metallurgie-et-du-travail-des-metaux\/"},"modified":"2023-01-07T05:24:06","modified_gmt":"2023-01-07T10:24:06","slug":"la-connaissance-egyptienne-de-la-metallurgie-et-du-travail-des-metaux","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/la-connaissance-egyptienne-de-la-metallurgie-et-du-travail-des-metaux\/","title":{"rendered":"La Connaissance \u00c9gyptienne De La M\u00e9tallurgie Et Du Travail Des M\u00e9taux"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">La Connaissance \u00c9gyptienne De La M\u00e9tallurgie Et Du Travail Des M\u00e9taux<\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">1.Le Savoir \u00c9gyptien De La M\u00e9tallurgie Et De La Sid\u00e9rurgie<\/span><\/h3>\n<p>\u00c0 une p\u00e9riode recul\u00e9e, les \u00c9gyptiens avaient appris \u00e0 travailler les m\u00e9taux et tout le monde s\u2019accorde \u00e0 dire que voici 5 000 ans, les anciens \u00c9gyptiens avaient d\u00e9j\u00e0 d\u00e9velopp\u00e9 les techniques d\u2019extraction mini\u00e8re, d\u2019affinage et du travail des m\u00e9taux.<\/p>\n<p>L\u2019ancienne \u00c9gypte ne poss\u00e9dait pas plusieurs sortes de minerais comme l\u2019argent, le cuivre, l\u2019\u00e9tain, le plomb, etc., bien que l\u2019on produisait de grandes quantit\u00e9s d\u2019\u00e9lectrum (un alliage d\u2019or et d\u2019argent), de cuivre et d\u2019alliages de bronze. Les anciens \u00c9gyptiens tiraient profit de leurs comp\u00e9tences pour explorer des gisements de minerais en \u00c9gypte et dans d\u2019autres pays. L\u2019\u00c9gypte antique poss\u00e9dait les moyens et le savoir pour rechercher les minerais utiles, les extraire et transporter de lourdes charges sur de longues distances, que ce soit par voie terrestre, fluviale ou maritime.<\/p>\n<p>Puisque l\u2019\u00c9gypte antique poss\u00e9dait la population la plus importante et prosp\u00e8re de l\u2019ancien monde, elle importait d\u2019\u00e9normes volumes de mati\u00e8res premi\u00e8res et, en contrepartie, exportait d\u2019immenses quantit\u00e9s de produits finis. On trouve des produits finis \u00e9gyptiens, m\u00e9talliques ou non, dans des tombes du bassin m\u00e9diterran\u00e9en, d\u2019Europe, d\u2019Asie et d\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Les \u00c9gyptiens avaient un savoir consid\u00e9rable dans le domaine de la chimie et de l\u2019utilisation des oxydes de m\u00e9taux, comme le prouve leur capacit\u00e9 \u00e0 fabriquer du verre et de la porcelaine avec une diversit\u00e9 de couleurs naturelles. Ils produisaient aussi de belles couleurs \u00e0 partir du cuivre, ce qui d\u00e9montre leur connaissance au sujet de la composition de diff\u00e9rents m\u00e9taux et leur compr\u00e9hension des effets produits par les sels sur des substances vari\u00e9es. Cela correspond \u00e0 notre d\u00e9finition \u201cmoderne\u201d de la chimie et de la m\u00e9tallurgie.<\/p>\n<ul>\n<li>La chimie est la science qui traite de la composition et des propri\u00e9t\u00e9s des substances, ainsi que des r\u00e9actions les produisant ou les transformant en d\u2019autres produits; de l\u2019application de ce savoir \u00e0 un sujet sp\u00e9cifique ou dans un champ d\u2019activit\u00e9; des propri\u00e9t\u00e9s chimiques, de la composition, des r\u00e9actions et des usages d\u2019une substance.<\/li>\n<li>La m\u00e9tallurgie est la science des m\u00e9taux, qui consiste \u00e0 les s\u00e9parer de leurs minerais et \u00e0 les rendre utilisables par des proc\u00e9d\u00e9s de fusion, d\u2019affinage, etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les m\u00e9thodes du travail des m\u00e9taux: la fusion, le forgeage, la soudure et la ciselure, non seulement \u00e9taient commun\u00e9ment employ\u00e9s, mais aussi tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9s. Les nombreuses r\u00e9f\u00e9rences au travail des m\u00e9taux dans les documents de l\u2019ancienne \u00c9gypte nous donnent une id\u00e9e plus pr\u00e9cise de l\u2019importance de cette industrie pour ce pays.<\/p>\n<p>Le talent des \u00c9gyptiens dans la combinaison des m\u00e9taux est pleinement confirm\u00e9 par les vases, les miroirs et les accessoires en bronze d\u00e9couverts \u00e0 Louxor (Th\u00e8bes) et dans d\u2019autres endroits d\u2019\u00c9gypte. Ils employaient de nombreux proc\u00e9d\u00e9s pour varier la composition du bronze \u00e0 l\u2019aide d\u2019un judicieux m\u00e9lange d\u2019alliages. Ils poss\u00e9daient aussi le secret pour donner au bronze ou aux feuilles de laiton un certain degr\u00e9 d\u2019\u00e9lasticit\u00e9, comme on peut le constater sur une dague situ\u00e9e maintenant au Mus\u00e9e de Berlin. Cette dague est remarquable pour la souplesse de sa lame, la pr\u00e9cision et la perfection de son fini. Beaucoup de produits de l\u2019ancienne \u00c9gypte, d\u00e9sormais r\u00e9partis dans les mus\u00e9es d\u2019Europe, contiennent 10 \u00e0 20% d\u2019\u00e9tain pour 80 \u00e0 90% de cuivre.<\/p>\n<p>Leur connaissance de la ductilit\u00e9 des m\u00e9taux appara\u00eet clairement dans leur habilet\u00e9 \u00e0 fabriquer des fils et des c\u00e2bles m\u00e9talliques. Le tr\u00e9filage des fils \u00e9tait r\u00e9alis\u00e9 avec les m\u00e9taux les plus ductiles comme l\u2019or et l\u2019argent, ainsi que le laiton et le fer. Les fils et les c\u00e2bles en or r\u00e9sultaient d\u2019un \u00e9tirement; il n\u2019existe aucun exemple connu de ceux-ci ayant \u00e9t\u00e9 obtenu par mart\u00e8lement. On a trouv\u00e9 des fils d\u2019argent dans la tombe de <em>Twt Homosis<\/em> (<em>Thoutm\u00f4sis<\/em>) <em>III<\/em> et des fils d\u2019or attach\u00e9s \u00e0 des anneaux portant le nom d\u2019<em>Osirtasen Ier<\/em> qui v\u00e9cut 600 ans avant celui-l\u00e0 [1490-1436 AEC].<\/p>\n<p>Les \u00c9gyptiens perfectionn\u00e8rent l\u2019art de la fabrication de fils m\u00e9talliques. Ceux-ci \u00e9taient suffisamment fins pour coudre des v\u00eatements et r\u00e9aliser des d\u00e9corations. Il existe quelques pi\u00e8ces de lin d\u00e9licatement orn\u00e9es de figures d\u2019animaux et cousues avec des fils d\u2019or, ce qui exigeait un grand degr\u00e9 de finesse et de soin des d\u00e9tails.<\/p>\n<p>La science et la technologie pour fabriquer des produits et des objets en m\u00e9tal \u00e9taient connues et furent perfectionn\u00e9es dans l\u2019\u00c9gypte antique. Cela permit aux anciens \u00c9gyptiens d\u2019\u00eatre capables de fabriquer de nombreux alliages m\u00e9talliques en grandes quantit\u00e9s. Des exemples de l\u2019expression de leur savoir sont montr\u00e9s ci-dessous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">2. Les Produits \u00c0 Base D\u2019or Et D\u2019argent (\u00c9lectrum)<\/span><\/h3>\n<p>Les anciens \u00c9gyptiens utilisaient l\u2019or qu\u2019ils extrayaient dans leur pays. Ils employaient aussi l\u2019argent qu\u2019on ne trouvait\/trouve pas en \u00c9gypte, mais ils l\u2019importaient de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique. Ils utilisaient l\u2019argent seul ou le combinaient avec l\u2019or pour produire un alliage connu sous le nom d\u2019\u00e9lectrum. Des documents anciens indiquent que les <em>neteru<\/em> (dieux\/d\u00e9esses) sont faits d\u2019\u00e9lectrum car cet alliage constitue la source d\u2019\u00e9nergie dans l\u2019univers. En plus de l\u2019employer pour fabriquer des objets religieux comme des statues ou des amulettes, ils se servaient souvent de cet alliage pour des d\u00e9corations personnelles et pour des vases. Il y avait habituellement deux \u00e0 trois fois plus d\u2019or que d\u2019argent. Un papyrus de l\u2019\u00e9poque de <em>Twt Homosis III<\/em> (1490-1436 AEC) indique qu\u2019un officier re\u00e7ut un \u201cgrand monca\u201d d\u2019\u00e9lectrum qui pesait 36 392 <em>uten<\/em>, c.\u00e0.d. 3 311,72 kg.<\/p>\n<p>L\u2019or et l\u2019argent \u00e9taient aussi fondus pour faire de petites statues de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019avec le cuivre et le bronze. Les deux m\u00e9taux sont souvent trouv\u00e9s sous la forme de perles unies qui sont vieilles d\u2019au moins 6 000 ans.<\/p>\n<p>Sur les tombes du Moyen Empire de <em>Banu Hassan<\/em>, les sc\u00e8nes repr\u00e9sent\u00e9es donnent une id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de ce qu\u2019\u00e9tait le commerce des m\u00e9taux. Ainsi sont illustres le proc\u00e9d\u00e9 de lavage du minerai, de fusion ou de fonte du m\u00e9tal \u00e0 l\u2019aide d\u2019une buse de soufflage, le travail des m\u00e9taux \u00e0 des fins ornementales, le pesage, la transcription des inventaires et d\u2019autres t\u00e2ches de l\u2019orf\u00e8vre.<\/p>\n<p>Quand l\u2019or n\u2019\u00e9tait pas fondu en un objet massif, il \u00e9tait \u00e9tal\u00e9 en une feuille d\u2019\u00e9paisseur \u00e9gale. On se servait des feuilles d\u2019or pour d\u00e9corer les meubles. Celles plus \u00e9paisses \u00e9taient martel\u00e9es directement sur le bois puis fix\u00e9es par de petits rivets en or. Les feuilles les plus fines \u00e9taient fix\u00e9es \u00e0 l\u2019aide d\u2019un adh\u00e9sif, probablement de la colle, sur une couche de pl\u00e2tre. Celles tr\u00e8s fines \u00e9taient employ\u00e9es pour recouvrir des statues, des masques de momies, des coussins et d\u2019autres accessoires. On les appliquait sur une fine couche de pl\u00e2tre, mais la nature de l\u2019adh\u00e9sif utilis\u00e9 par l\u2019artisan n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019habilet\u00e9 \u00e0 travailler des masses de m\u00e9tal importantes est d\u00e9montr\u00e9e par le coussin en or de <em>Toutankhamon<\/em> qui p\u00e8se 136 kg et qui est visible au mus\u00e9e du Caire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">3. Les Produits \u00c0 Base De Cuivre Et De Bronze<\/span><\/h3>\n<p>L\u2019ancienne \u00c9gypte manquait de minerais pour produire des alliages de cuivre et de bronze \u2013 cuivre, arsenic et \u00e9tain \u2013 qui s\u2019obtenaient \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Les \u00c9gyptiens de cette \u00e9poque fabriquaient de grandes quantit\u00e9s de ces alliages, voici plus de 5 000 ans.<\/p>\n<p>Le cuivre \u00e9gyptien \u00e9tait durci par addition d\u2019arsenic. La proportion d\u2019arsenic dans l\u2019alliage de cuivre variait selon l\u2019objectif recherch\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 une variation de la composition par exemple dans les dagues et les hallebardes qui poss\u00e9daient un tranchant renforc\u00e9 et dont le cuivre contenait 4% d\u2019arsenic, alors que celui des haches et des pointes n\u2019en contenait que 2%. Le cuivre ars\u00e9nif\u00e8re a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 depuis la p\u00e9riode pr\u00e9dynastique (5 000 ans avant notre \u00e8re) jusqu\u2019au Moyen Empire inclus (2040-1783 AEC).<\/p>\n<p>La pierre antique (connue comme la \u201cPierre de Palerme\u201d et maintenant conserv\u00e9e au mus\u00e9e de Palerme), d\u00e9crit la fabrication d\u2019une statue de <em>Kh\u00e2sekhemoui<\/em> de la 2e dynastie (2890-2649 AEC). Une statue en cuivre de P\u00e9pi 1er (2289-2255 AEC), qui est l\u2019exemple le plus ancien d\u2019une sculpture en m\u00e9tal ayant surv\u00e9cu jusqu\u2019\u00e0 nos jours, est conserv\u00e9e actuellement au mus\u00e9e du Caire. C\u2019est sans aucun doute la grande valeur de tous les m\u00e9taux en \u00c9gypte qui explique la raret\u00e9 des pi\u00e8ces les plus anciennes, car beaucoup de ces m\u00e9taux ont d\u00fb \u00eatre refondus et r\u00e9employ\u00e9s plusieurs fois.<\/p>\n<p>En plus de produire du cuivre ars\u00e9nif\u00e8re, les anciens \u00c9gyptiens fabriquaient aussi des produits en bronze. L\u2019ajout d\u2019une faible proportion d\u2019\u00e9tain au cuivre donne du bronze et se traduit par une temp\u00e9rature de fusion plus basse, une duret\u00e9 accrue et une plus grande facilit\u00e9 \u00e0 fondre. La proportion d\u2019\u00e9tain varie grandement, entre 0,1% \u00e0 10% et plus. On a d\u00e9couvert de nombreux objets en bronze remontant \u00e0 une p\u00e9riode recul\u00e9e. Un rouleau portant le nom de P\u00e9pi 1er (2289-2255 AEC), exhibant des lignes franches ainsi que d\u2019autres pi\u00e8ces de bronze de la m\u00eame p\u00e9riode, prouve que le moulage de celles-ci est ant\u00e9rieur \u00e0 l\u2019an 2200 avant notre \u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019industrie du bronze \u00e9tait tr\u00e8s importante pour le pays. Il \u00e9tait am\u00e9lior\u00e9 et utilis\u00e9 pour les grands bateaux ainsi que pour les outils et les armes. Il existe de nombreux exemples de bronzes perfectionn\u00e9s qui appartiennent \u00e0 toutes les p\u00e9riodes depuis l\u2019Ancien Empire (2575-2150 AEC), comme la collection de Gustave Posno qui se trouve maintenant au mus\u00e9e du Louvre \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Des cloches antiques de diff\u00e9rentes sortes ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es, soigneusement envelopp\u00e9es dans du tissu avant d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es dans des tombes. Un grand nombre d\u2019entre elles sont conserv\u00e9es au mus\u00e9e du Caire.<\/p>\n<p>Les cloches \u00e9taient faites principalement en bronze, mais parfois aussi en or et en argent. Elles \u00e9taient de formes diff\u00e9rentes. Certaines avaient une forme de cloche munie d\u2019une l\u00e8vre inf\u00e9rieure dentel\u00e9e repr\u00e9sentant un calice de fleur, parmi toute une s\u00e9rie d\u2019autres types. Le grand nombre de moules de cloches antiques (actuellement au mus\u00e9e du Caire, cat\u00e9gorie #32315 a, b) t\u00e9moigne bien de l\u2019activit\u00e9 de fonte de m\u00e9taux dans l\u2019\u00c9gypte antique. Le trou d\u2019entr\u00e9e du m\u00e9tal en fusion est bien visible dans ces moules. L\u2019analyse chimique d\u2019une cloche commune de l\u2019ancienne \u00c9gypte indiquait: 82,4% de cuivre, 16,4% d\u2019\u00e9tain et 1,2% de plomb.<\/p>\n<p>Les \u00c9gyptiens employaient diff\u00e9rents types d\u2019alliages de bronze selon ce que nous apprenons des textes du Nouvel Empire; ils mentionnent fr\u00e9quemment le \u201cbronze noir\u201d et le \u201cbronze combin\u00e9 par six\u201d, c.\u00e0.d. un alliage comprenant six m\u00e9langes. Ces variations produisaient plusieurs couleurs. Le laiton jaune \u00e9tait un complexe de zinc et de cuivre. Un type de laiton blanc (et plus fin) contenait un m\u00e9lange d\u2019argent, qui \u00e9tait utilis\u00e9 pour les miroirs, on le conna\u00eet sous le nom de \u201cbronze de Corinthe\u201d. L\u2019ajout de cuivre \u00e0 cet alliage lui donnait une apparence jaune presque dor\u00e9e.<\/p>\n<p>Le cuivre et le bronze s\u2019utilisaient pour un large \u00e9ventail d\u2019ustensiles domestiques tels que chaudrons, carafes, cuvettes et louches, en plus d\u2019une gamme importante d\u2019outils et d\u2019armes: dagues, \u00e9p\u00e9es, lances, haches et haches de guerre. Durant l\u2019Ancien et le Moyen Empire, il y avait une pr\u00e9dominance de haches de guerre arrondies et semi-circulaires.<\/p>\n<p>Des documents de la p\u00e9riode du Moyen Empire (2040-1783 AEC) tels que ceux illustr\u00e9s dans les tombes de <em>Banu Hassan, <\/em>nous montrent la diversit\u00e9 d\u2019armes de l\u2019ancienne \u00c9gypte ainsi que de nombreux boucliers (illustr\u00e9s ci-dessous) avec diff\u00e9rentes sortes de rivetage.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/pressbooks.com\/app\/uploads\/sites\/42622\/2015\/11\/aecr-ch14-1-72c-1-1.jpg\" \/><\/p>\n<p>Pendant le Nouvel Empire (1550-1070 AEC), les anciens \u00c9gyptiens lev\u00e8rent une grande arm\u00e9e afin de prot\u00e9ger leurs fronti\u00e8res. Ils recrut\u00e8rent des mercenaires pour renforcer leur puissance militaire et fabriqu\u00e8rent les \u00e9quipements de combat n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-470 aligncenter\" src=\"https:\/\/pressbooks.com\/app\/uploads\/sites\/56532\/2016\/11\/aecr-ch14-2-200c-1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"187\" height=\"124\" \/><\/p>\n<p>Une \u00c9gypte prosp\u00e8re et prot\u00e9g\u00e9e \u00e9tait capable de produire de grandes quantit\u00e9s de biens m\u00e9talliques durant la 18e dynastie (1575-1335 AEC). Cette augmentation du nombre de produits correspondait \u00e0 une intensification de l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re et \u00e0 un accroissement d\u2019objets en cuivre et en bronze des tombes en Ib\u00e9rie pendant la m\u00eame p\u00e9riode, comme cela est pr\u00e9cis\u00e9 dans le chapitre suivant.<\/p>\n<p>La demande de l\u2019\u00c9gypte antique de grandes quantit\u00e9s de cuivre, d\u2019arsenic et d\u2019\u00e9tain se d\u00e9veloppa voici plus de 5 000 ans. Les trois minerais \u00e9taient import\u00e9s depuis la seule source connue de l\u2019ancien monde: l\u2019Ib\u00e9rie. Des documents arch\u00e9ologiques indiquent une utilisation lontaine de l\u2019abondance de cuivre et d\u2019arsenic en Ib\u00e9rie. Concernant l\u2019\u00e9tain, nous connaissons la \u201croute de l\u2019\u00e9tain\u201d qui parcourait la c\u00f4te ouest de la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique et o\u00f9 ce m\u00e9tal \u00e9tait extrait en Galice et peut-\u00eatre en Cornouaille. Strabon, dans le Vol. 3 de <em>G\u00e9ographie<\/em>, nous dit que:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>Pour ce qui est de l\u2019\u00e9tain\u2026 c\u2019est uniquement des mines qu\u2019on l\u2019extrait, ce sont des mines d\u2019\u00e9tain, par exemple, qui se trouvent dans le pays de ces Barbares au-dessus de la Lusitanie et dans les \u00eeles Cassit\u00e9rides, ainsi que dans les autres \u00eeles Britanniques, d\u2019o\u00f9 Massalia tire aussi beaucoup d\u2019\u00e9tain.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Des preuves de contacts anciens le long de la \u201croute de l\u2019\u00e9tain\u201d avec l\u2019est de la r\u00e9gion m\u00e9diterran\u00e9enne, \u00e0 savoir l\u2019ancienne \u00c9gypte, sont d\u00e9crites dans notre livre: <em>\u00c4gyptisches Roma: Die Essenz Hispaniens<\/em>, par Moustafa Gadalla.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">4. Les Produits En Verre (Verre Et \u00c9maillage)<\/span><\/h3>\n<p>Les anciens \u00c9gyptiens produisaient de nombreux genres d\u2019objets en verre d\u00e8s la p\u00e9riode pr\u00e9dynastique (5 000 ans avant notre \u00e8re). Il s\u2019agissait principalement de perles dont le centre \u00e9tait de quartz homog\u00e8ne ou de st\u00e9atite. Celle-ci \u00e9tait employ\u00e9e pour sculpter de petits objets comme des amulettes, des pendentifs et de petites repr\u00e9sentations des neteru (dieux\/d\u00e9esses), ainsi que quelques articles plus grands. Elle constituait une base id\u00e9ale pour travailler le verre. Des objets en st\u00e9atite \u00e9maill\u00e9e se retrouvent durant toute la p\u00e9riode dynastique (3050-343 AEC); c\u2019\u00e9tait la mati\u00e8re la plus usit\u00e9e pour les scarab\u00e9es. Les m\u00eames techniques d\u2019\u00e9maillage, \u00e9taient employ\u00e9es pour produire en masse les objets fun\u00e9raires (amulettes, <em>ouchebtis<\/em>) et ceux pour d\u00e9corer une maison (mosa\u00efques, incrustations et motifs floraux)<\/p>\n<p>La diversit\u00e9 et la grande qualit\u00e9 des articles en verre de l\u2019ancienne \u00c9gypte nous renseignent sur le savoir de la m\u00e9tallurgie des \u00c9gyptiens. Les couleurs les plus r\u00e9pandues \u00e9taient le bleu, le vert ou le bleu-vert. La couleur provenait de l\u2019ajout de cuivre. Plus de brillance s\u2019obtenait avec un m\u00e9lange de cuivre et d\u2019argent.<\/p>\n<p>Le verre de l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e9tait form\u00e9 \u00e0 partir de sable de quartz chauff\u00e9 \u00e0 blanc et de natron, auquel on ajoutait un m\u00e9lange d\u2019agents colorants comme le cuivre ou la malachite afin de fabriquer du verre \u00e0 la fois vert et bleu. Le cobalt, qui a d\u00fb \u00eatre import\u00e9, \u00e9tait aussi employ\u00e9. Ensuite, les ingr\u00e9dients \u00e9taient fusionn\u00e9s dans une masse liquide, puis on cessait de chauffer une fois que cette masse avait acquis les propri\u00e9t\u00e9s d\u00e9sir\u00e9es. Pendant son refroidissement, on la versait dans des moules et lui donnait la forme de tiges, de barres ou autre.<\/p>\n<p>Une sc\u00e8ne de souffleur de verre est visible dans les tombes de <em>Ti<\/em> (2465-2323) \u00e0 Saqqarah, <em>Banu Hassan <\/em>(il y a plus de 4 000 ans) et dans des tombes plus r\u00e9centes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/pressbooks.com\/app\/uploads\/sites\/42622\/2015\/11\/aecr-ch14-3-72c-1-1.jpg\" \/><\/p>\n<p>Puisque l\u2019\u00e9mail contient les m\u00eames constituants que le verre et qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 fondus de la m\u00eame mani\u00e8re que pour le verre, la fabrication de celui-ci peut donc \u00eatre attribu\u00e9e aux \u00c9gyptiens \u00e0 une \u00e9poque tr\u00e8s ant\u00e9rieure. L\u2019\u00e9mail brillant et dur a la m\u00eame qualit\u00e9 que le verre. La technique qui fut appliqu\u00e9e pour la fabrication de r\u00e9cipients en verre fut une \u00e9volution naturelle de la m\u00e9thode de l\u2019\u00e9maillage.<\/p>\n<p>On peut voir des bouteilles de verre \u00e9gyptiennes sur des monuments de la 4e dynastie (2575-2465 AEC). Ces bouteilles de diff\u00e9rentes couleurs \u00e9taient export\u00e9es vers d\u2019autres pays comme la Gr\u00e8ce, l\u2019\u00c9trurie, l\u2019Italie et au-del\u00e0.<\/p>\n<p>Les anciens \u00c9gyptiens faisaient montre de leur excellente connaissance des diff\u00e9rentes propri\u00e9t\u00e9s des mat\u00e9riaux dans l\u2019art de teinter le verre avec des couleurs vari\u00e9es; on peut voir dans les tombes de Louxor (Th\u00e8bes) de nombreux fragments qui l\u2019attestent. Leur talent \u00e0 ma\u00eetriser ce proc\u00e9d\u00e9 complexe leur permit d\u2019imiter le riche \u00e9clat des pierres pr\u00e9cieuses. De fausses perles ont \u00e9t\u00e9 si bien r\u00e9alis\u00e9es que m\u00eame avec une forte loupe il est difficile de les diff\u00e9rencier des vraies. Pline confirma qu\u2019ils avaient r\u00e9ussi \u00e0 les imiter si parfaitement que cela rendait:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>\u00a0 \u00a0 <\/em><\/strong><em><strong>difficile de distinguer les fausses pierres des vraies.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le spectre de couleurs de ces pierres semi-pr\u00e9cieuses est fascinant; il va du bleu limpide du lapis-lazuli au bleu tourbillonnant de la turquoise et \u00e0 l\u2019or mouchet\u00e9 de la cornaline, ces trois pierres \u00e9tant les plus repr\u00e9sentatives de l\u2019art des joailliers \u00e9gyptiens. Mais il y avait aussi l\u2019agate, l\u2019am\u00e9thyste et l\u2019h\u00e9matite. D\u2019autre part, il est \u00e0 noter que les artisans faisaient des merveilles avec l\u2019\u00e9mail qu\u2019ils employaient en grandes plaques et qu\u2019ils d\u00e9coraient de hi\u00e9roglyphes ou de cartouches.<\/p>\n<p>Les mosa\u00efques de verre \u00e9taient constitu\u00e9es de pi\u00e8ces vari\u00e9es qui \u00e9taient fabriqu\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment puis unies en ajoutant un fondant et en chauffant. Ces mosa\u00efques antiques poss\u00e9daient des couleurs lumineuses et magnifiques.<\/p>\n<p>On trouve fr\u00e9quemment le verre dans ce qui est commun\u00e9ment appel\u00e9 le cloisonn\u00e9 \u00e9gyptien, un terme employ\u00e9 pour d\u00e9crire une incrustation de morceaux de verre, de fa\u00efence ou de pierres dispos\u00e9s dans des alv\u00e9oles dont les parois sont de m\u00e9tal et qui sont fix\u00e9s par un ciment. Le proc\u00e9d\u00e9 consistait \u00e0 d\u00e9poser de la poudre de verre dans les cloisons et \u00e0 chauffer suffisamment pour faire fondre la poudre et obtenir une masse compacte.<\/p>\n<p>Les poteries \u00e9maill\u00e9es, les carreaux et d\u2019autres c\u00e9ramiques constituaient des industries importantes dans l\u2019\u00c9gypte antique. Certains carreaux \u00e9taient faits d\u2019\u00e9maux et de dessins d\u2019un bleu intense. Ils fabriquaient \u00e9galement des c\u00e9ramiques qui avaient un \u00e9clat m\u00e9tallique iridescent.<\/p>\n<p>Certains carreaux de c\u00e9ramique \u00e9taient peints \u00e0 l\u2019aide de pigments constitu\u00e9s d\u2019un m\u00e9lange d\u2019oxydes m\u00e9talliques (de cuivre, mangan\u00e8se ou cobalt, etc.) et de silicates alcalins plus de l\u2019eau. Des carreaux de c\u00e9ramique de la meilleure qualit\u00e9 se trouvent \u00e0 Saqqarah depuis environ 4 500 ans. La \u201ctombe du sud\u201d, situ\u00e9e \u00e0 seulement 300 m de la pyramide \u00e0 degr\u00e9s, fut d\u00e9couverte inviol\u00e9e par Lauer et Firth en 1924-26. Elle est compos\u00e9e de plusieurs chambres rev\u00eatues de carreaux de c\u00e9ramique bleue, exactement comme les chambres fun\u00e9raires de la pyramide \u00e0 degr\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>5. Les Produits En Fer<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Bien que les pyramides aient \u00e9t\u00e9 construites avant \u201cles \u00e2ges du bronze et du fer\u201d, les m\u00e9t\u00e9orites ferriques \u00e9taient connues des \u00c9gyptiens \u00e0 l\u2019\u00e9poque des pyramides. Le nom antique pour le fer \u00e9tait <em>bja<\/em>. Le terme <em>bja<\/em> est mentionn\u00e9 plusieurs fois dans <em>Les Textes des Pyramide<\/em>s (fun\u00e9raires) d\u2019Ounas qui se trouvent dans le complexe de Saqqarah (depuis environ 4 500 ans) en rapport avec les \u201cos\u201d des rois importants.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>Je suis pur, je prends avec moi mes os de fer (bja), j\u2019\u00e9tire mes membres \u00e9ternels qui sont dans le ventre de Nout\u2026 [UFT 530]<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>Mes os sont de fer (bja) et mes membres sont des \u00e9toiles \u00e9ternelles. [UFT 1454]<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>Les os du roi sont de fer (bja) et ses membres sont des \u00e9toiles \u00e9ternelles\u2026 [UFT 2051]<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le fer \u00e9tait utilis\u00e9 dans l\u2019\u00c9gypte antique et on peut trouver des mines de fer dans le d\u00e9sert. H\u00e9rodote mentionne que les constructeurs des pyramides employaient des outils en fer. Son r\u00e9cit est confirm\u00e9 par la d\u00e9couverte de fragments d\u2019outils en fer incrust\u00e9s dans de la ma\u00e7onnerie ancienne par des \u00e9gyptologues du 19e si\u00e8cle, et ce en diverses places. \u00c9galement, sur les monuments de Louxor (Th\u00e8bes) et m\u00eame sur les tombes de Memphis qui remontent \u00e0 plus de 4 000 ans, on peut voir des bouchers en train d\u2019aff\u00fbter leurs couteaux sur une barre de m\u00e9tal attach\u00e9e \u00e0 leur tablier qui, de par sa couleur bleue, ne peut \u00eatre que du fer. On peut distinguer la diff\u00e9rence entre des armes en bronze et en fer dans la tombe de Rams\u00e8s III: l\u2019une est peinte en rouge et l\u2019autre en bleu, ce qui ne laisse aucun doute sur le fait qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es aux m\u00eames p\u00e9riodes.<\/p>\n<p>Hom\u00e8re cite clairement l\u2019emploi du fer dans <em>l\u2019Iliade<\/em> [xxiii, 261] et comment le m\u00e9tal rougi rouille quand il est plong\u00e9 dans l\u2019eau.<\/p>\n<p>La datation arbitraire par les sp\u00e9cialistes des \u00e2ges des m\u00e9taux (cuivre, bronze, fer, etc.) est absolument sans fondement. Des objets en bronze de diff\u00e9rentes sortes comme des \u00e9p\u00e9es, des dagues et d\u2019autres armes, ainsi que des armures ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es continuellement par toutes les nations longtemps apr\u00e8s que le fer ait \u00e9t\u00e9 connu et employ\u00e9 par eux. De fa\u00e7on cavali\u00e8re, les universitaires occidentaux nient aux \u00c9gyptiens la connaissance et l\u2019usage d\u2019objets en fer, car ils n\u2019ont jamais abandonn\u00e9 l\u2019emploi des objets en bronze. Que je sache, la d\u00e9couverte d\u2019outils en bronze des Romains et des Grecs n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour pr\u00e9tendre que ceux-ci ignoraient le fer. Par cons\u00e9quent, la connaissance et la fabrication d\u2019objets en fer par les anciens \u00c9gyptiens ne peut \u00eatre mise de c\u00f4t\u00e9 arbitrairement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">6. L\u2019activit\u00e9 Mini\u00e8re \u00c9gyptienne<\/span><\/h3>\n<p>De par la nature m\u00e9thodique de la civilisation \u00e9gyptienne de l\u2019Antiquit\u00e9, ils conservaient des archives d\u00e9crivant la nature de leurs exp\u00e9ditions et les modalit\u00e9s de leurs activit\u00e9s mini\u00e8res. Les documents anciens qui ont surv\u00e9cu r\u00e9v\u00e8lent une organisation extraordinaire des activit\u00e9s mini\u00e8res, il y a plus de 5 000 ans, dans de nombreux sites d\u2019\u00c9gypte et au-del\u00e0.<\/p>\n<p>Les mines de turquoise de Sarabit al-Khadim dans la p\u00e9ninsule du Sina\u00ef montrent une<\/p>\n<p>carri\u00e8re typique de l\u2019ancienne \u00c9gypte compos\u00e9e d\u2019un r\u00e9seau de grottes ainsi que de passages horizontaux et verticaux taill\u00e9s soigneusement et munis d\u2019angles pr\u00e9cis, comme ce fut le cas dans les mines de l\u2019\u00c9gypte antique \u00e0 toutes les p\u00e9riodes. Les \u00c9gyptiens \u00e9taient capables de creuser profond\u00e9ment les montagnes \u00e0 l\u2019aide d\u2019\u00e9tais solides et du renfort de puits d\u2019excavation et de tunnels. Les infiltrations d\u2019eau souterraine dans les tunnels et les puits \u00e9taient pomp\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la surface en toute s\u00e9curit\u00e9. Ces pompes \u00e9gyptiennes \u00e9taient c\u00e9l\u00e8bres dans le monde entier; on les employait dans les mines d\u2019Ib\u00e9rie selon le t\u00e9moignage de Strabon, dans son livre <em>G\u00e9ographie<\/em> [3. 2. 9]:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>Ainsi Posidonius affirme que l\u2019\u00e9nergie et l\u2019industrie des mineurs turd\u00e9tans est semblable, car ils creusent leurs puits en oblique et profond\u00e9ment et, en ce qui <span style=\"text-decoration: underline;\">concerne les courants d\u2019eau qu\u2019ils rencontrent dans les puits, ils les pompent \u00e0 l\u2019aide de la vis \u00e9gyptienne.<\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p>Les \u00c9gyptiens, qui \u00e9taient tr\u00e8s religieux, ont toujours construit leurs temples et lieux de culte, ainsi que des st\u00e8les comm\u00e9moratives pr\u00e8s de chaque mine. On trouve exactement la m\u00eame pratique pr\u00e8s de mines situ\u00e9es en dehors de l\u2019\u00c9gypte, comme dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique o\u00f9 l\u2019on a extrait l\u2019argent, le cuivre, etc., depuis des temps imm\u00e9moriaux.<\/p>\n<p>La mine antique de <em>Sarabit al-Khadim<\/em> dans le Sina\u00ef est un exemple typique avec son petit temple d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Hathor et appel\u00e9 \u201c<em>la Dame de la Turquoise<\/em><em>\u201d<\/em>, qui est situ\u00e9 sur une haute terrasse rocheuse dominant la vall\u00e9e depuis la 4e dynastie (2575-2465 AEC) ou peut-\u00eatre avant. Ce temple fut ensuite agrandi par les rois du Nouvel Empire et plus particuli\u00e8rement par <em>Twt Homosis III<\/em>. En face, sur au moins 800 m, se trouve une sorte d\u2019avenue bord\u00e9e de nombreuses st\u00e8les massives recouvertes d\u2019inscriptions sur les quatre c\u00f4t\u00e9s, qui comm\u00e9morent des exp\u00e9ditions mini\u00e8res. Dans l\u2019ensemble du pays, on trouve \u00e9galement des st\u00e8les grav\u00e9es sur d\u2019autres sites miniers d\u00e9crivant les travaux accomplis dans chaque mine.<\/p>\n<p>Sur les sites miniers d\u2019Ouadi<em>&#8211;<\/em>Magarah dans le Sina\u00ef, on peut encore voir les cabanes en pierre des ouvriers, ainsi qu\u2019un petit fort construit pour prot\u00e9ger les \u00c9gyptiens en place des attaques des b\u00e9douins du Sina\u00ef. Il y avait un puit d\u2019eau \u00e0 proximit\u00e9 de ces mines et des citernes de taille appr\u00e9ciable dans le fort pour entreposer de l\u2019eau. Les mines d\u2019Ouadi-Magarah \u00e9taient intens\u00e9ment exploit\u00e9es durant toute la p\u00e9riode dynastique (3050-343 AEC).<\/p>\n<p>Des inscriptions, datant de la 19e dynastie, du temple de Redesieh situ\u00e9 dans le d\u00e9sert, relatent que le roi S\u00e9thi 1er (1333-1304 AEC) commanda aux ma\u00e7ons de creuser un puit afin de fournir de l\u2019eau pour les travaux de la mine et pour les ouvriers. Quand le puit fut termin\u00e9, un poste et \u201cune ville avec un temple\u201d furent construits. Rams\u00e8s II (1304-1237 AEC), son successeur, initia des projets pour creuser d\u2019autres puits le long des chemins menant \u00e0 la mine o\u00f9 ils \u00e9taient n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Chaque site minier \u00e9tait con\u00e7u et planifi\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de plans dessin\u00e9s. Deux papyrus antiques ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s et comprennent des cartes du site concernant l\u2019extraction d\u2019or durant les r\u00e8gnes des pharaons S\u00e9thi 1er et Rams\u00e8s II. Un papyrus, qui est partiellement conserv\u00e9,\u00a0 repr\u00e9sente la zone o\u00f9 se trouvait l\u2019or dans les montagnes de <em>Bekhen<\/em> situ\u00e9es dans le d\u00e9sert arabique; il date de l\u2019\u00e9poque de Rams\u00e8s II. Le plan du site trouv\u00e9 sur le papyrus d\u00e9crit deux vall\u00e9es parall\u00e8les situ\u00e9es entre les montagnes. L\u2019une d\u2019entre elles, comme la plupart des vall\u00e9es les plus importantes du d\u00e9sert, est recouverte d\u2019un sous-bassement en bois et de blocs de pierre pour contr\u00f4ler l\u2019\u00e9rosion du sol due au ruissellement de surface. Le plan \u00e9labor\u00e9 du site montre les d\u00e9tails principaux tels que: le r\u00e9seau de voies sur le site et ses connexions avec le syst\u00e8me de chemins ext\u00e9rieurs, ainsi qu\u2019avec les \u201cvoies menant \u00e0 la mer\u201d. Le plan indique aussi les zones de traitement des minerais (comme le lavage, etc.), les petites maisons, les aires de stockage, des b\u00e2timents vari\u00e9s, un petit temple, une citerne d\u2019eau, etc. Des champs de culture sont repr\u00e9sent\u00e9s dans la zone entourant la mine, qui alimentaient la colonie de mineurs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/pressbooks.com\/app\/uploads\/sites\/42622\/2015\/11\/aecr-ch14-5-72c-1-1.jpg\" \/><\/p>\n<p>Les archives antiques indiquent aussi les diff\u00e9rentes divisions et sp\u00e9cialit\u00e9s de la force de travail des sites miniers.<\/p>\n<p>Les archives antiques d\u00e9crivent la structure organisationnelle des op\u00e9rations mini\u00e8res. Elles indiquent les noms et les titres de responsables divers qui, durant l\u2019Ancien et le Moyen Empires, dirigeaient les travaux des mines de Bekhen \u00e0 Ouadi Hammamat dans le d\u00e9sert arabique. Cela incluait des ing\u00e9nieurs, des mineurs, des forgerons, des ma\u00e7ons, des architectes, des artistes, des charg\u00e9s de la s\u00e9curit\u00e9 et des capitaines de bateau qui veillaient au bon \u00e9tat des parties des navires qui \u00e9taient r\u00e9assembl\u00e9es une fois que l\u2019exp\u00e9dition avait atteint des eaux navigables.<\/p>\n<p>Les minerais \u00e9taient trait\u00e9s sur le site avant d\u2019\u00eatre transport\u00e9s par voies terrestre et fluviale par le Nil, sous bonne garde, jusqu\u2019aux r\u00e9gions peupl\u00e9es du pays.<\/p>\n<p>En \u00c9gypte, les activit\u00e9s mini\u00e8res \u00e9taient tr\u00e8s bien organis\u00e9es avec des personnes faisant des allers et venues pour contr\u00f4ler le travail sur le site, pour s\u2019assurer de la bonne rentabilit\u00e9 des op\u00e9rations et pour organiser une rotation fr\u00e9quente du personnel sur les sites miniers, ainsi que pour fournir des \u00e9quipements \u00e0 ces sites fortifi\u00e9s. Sous le r\u00e8gne du roi P\u00e9pi 1er [2289-2255 AEC], les documents indiquent le nom du directeur des carri\u00e8res, ainsi que les titres et les noms des hauts responsables qui effectuaient des visites d\u2019inspection des sites. Les inscriptions mentionnent beaucoup de titres comme: \u201cle superintendant en chef de tous les travaux\u201d et \u201cl\u2019architecte en chef\u201d. Cet homme important finan\u00e7ait deux visites d\u2019inspection \u00e0 Ouadi Hammamat, une avec son adjoint et une autre, quand il \u00e9tait question de textes religieux sur les murs du temple, avec le superintendant des commissions des lieux de sacrifices.<\/p>\n<p>Un document datant du r\u00e8gne de Rams\u00e8s IV [1163-1156 AEC] fournit un rapport sur une exp\u00e9dition \u00e0 la montagne de Bekhen dans le d\u00e9sert arabique, sous la direction du \u201csuperintendant des travaux\u201d. Dans son ensemble, l\u2019exp\u00e9dition comptait 8 328 personnes. Parmi ces hommes, on trouvait plus de 50 responsables civils et des eccl\u00e9siastiques, ainsi que 200 responsables de diff\u00e9rents d\u00e9partements. Les travaux de terrain \u00e9taient accomplis par des mineurs, des ma\u00e7ons et d\u2019autres employ\u00e9s connexes. Ils travaillaient sous les ordres de trois superintendants et du \u201csuperintendant en chef\u201d. Le chantier \u00e9tait r\u00e9alis\u00e9 par 5 000 mineurs, forgerons, ma\u00e7ons, etc. et comprenait environ 2 000 sortes de t\u00e2ches. Il y avait au moins 110 responsables supervisant 800 hommes, qui \u00e9taient des mercenaires barbares pour la s\u00e9curit\u00e9. Ces forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9taient n\u00e9cessaires pour prot\u00e9ger les sites miniers, ainsi que le personnel et les mat\u00e9riaux. La gestion de ce grand nombre de personnes est incroyable, 8 368 personnes correspondent \u00e0 la taille d\u2019une grande communaut\u00e9, m\u00eame actuellement.<\/p>\n<p>Les anciens \u00c9gyptiens recherchaient des mat\u00e9riaux d\u2019autres pays et utilisaient l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019ils avaient acquise chez eux pour explorer, extraire et transporter les mat\u00e9riaux de toutes les zones du monde habit\u00e9. Des traces de l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re de l\u2019ancienne \u00c9gypte s\u2019observent dans de nombreuses r\u00e9gions comme l\u2019Ib\u00e9rie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>[Un extrait de La culture de l&#8217;Egypte ancienne r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, Seconde \u00c9dition par<\/strong><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>\u00a0Moustafa Gadalla]<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/product\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee\/<\/strong><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/books2read-prod.s3.amazonaws.com\/CACHE\/images\/ubl_book_images\/book_display_image_UDLPK6t\/afccc3074558220b577da0adc1a35a9c\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/product\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee\/<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"tw-data-text tw-text-large XcVN5d tw-ta\" dir=\"ltr\" data-placeholder=\"Translation\">","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Connaissance \u00c9gyptienne De La M\u00e9tallurgie Et Du Travail Des M\u00e9taux &nbsp; 1.Le Savoir \u00c9gyptien De La M\u00e9tallurgie Et De La Sid\u00e9rurgie [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-6484","page","type-page","status-publish","hentry"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6484","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6484"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6484\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6484"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}