{"id":381,"date":"2018-11-04T00:00:00","date_gmt":"2018-11-04T04:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/mathematics-and-numerology\/"},"modified":"2023-01-06T00:13:15","modified_gmt":"2023-01-06T05:13:15","slug":"mathematics-and-numerology-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/fr\/mathematiques-et-numerologie-2\/","title":{"rendered":"Math\u00e9matiques et num\u00e9rologie"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Math\u00e9matiques et num\u00e9rologie<\/strong><\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour les anciens \u00c9gyptiens, les deux nombres primaires de l\u2019univers sont 2 et 3. Tous les ph\u00e9nom\u00e8nes, sans exception, sont de nature polaire et triples en principe. En tant que tels, les nombres 2 et 3 sont les seuls nombres primaires dont sont d\u00e9riv\u00e9s d\u2019autres nombres.<\/p>\n<p>Deux symbolise le pouvoir de la multiplicit\u00e9 \u2013 le r\u00e9ceptacle f\u00e9minin et mutable \u2013 tandis que Trois symbolise le m\u00e2le. C\u2019\u00e9tait la musique des sph\u00e8res \u2013 les harmonies universelles jou\u00e9es entre ces deux symboles universels f\u00e9minins et masculins primordiaux d\u2019Isis et d\u2019Osiris, dont le mariage c\u00e9leste a donn\u00e9 naissance \u00e0 l\u2019enfant Horus. Plutarque a confirm\u00e9 cette connaissance \u00e9gyptienne en <em>Moralia Vol. V<\/em>:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>\u00ab Trois (Osiris) est le premier nombre impair parfait : quatre est un carr\u00e9 dont le c\u00f4t\u00e9 est le nombre pair deux (Isis) ; mais cinq (Horus) est \u00e0 certains \u00e9gards semblable \u00e0 son p\u00e8re, et \u00e0 certains \u00e9gards \u00e0 sa m\u00e8re, \u00e9tant compos\u00e9 de trois et deux\u2026 \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La signification des deux nombres primaires 2 et 3 (tels que repr\u00e9sent\u00e9s par Isis et Osiris a \u00e9t\u00e9 rendue tr\u00e8s claire par Diodore de Sicile [<em>Livre I<\/em>, 11. 5]:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>\u00ab Ces deux neteru (dieux), ils d\u00e9tiennent, r\u00e9gulent l\u2019univers entier, donnant \u00e0 la fois nourriture et croissance \u00e0 toutes choses\u2026 \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans le monde anim\u00e9 de l\u2019\u00c9gypte ancienne, les nombres ne d\u00e9signaient pas simplement des quantit\u00e9s mais \u00e9taient plut\u00f4t consid\u00e9r\u00e9s comme des d\u00e9finitions concr\u00e8tes des principes \u00e9nerg\u00e9tiques formateurs de la nature. Les \u00c9gyptiens appelaient ces principes \u00e9nerg\u00e9tiques neteru (dieux, d\u00e9esses).<\/p>\n<p>Pour les \u00c9gyptiens, les nombres n\u2019\u00e9taient pas seulement pairs et impairs. Ces nombres anim\u00e9s de l&#039;Egypte ancienne ont \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s par Plutarque dans <em>Moralia, Vol. V<\/em>, lorsqu&#039;il d\u00e9crit le triangle \u00e9gyptien 3-4-5\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>&quot;Le droit peut donc \u00eatre compar\u00e9 au m\u00e2le, la base \u00e0 la femelle et l&#039;hypot\u00e9nuse \u00e0 l&#039;enfant des deux, et ainsi Osiris peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l&#039;origine, Isis comme le destinataire et Horus comme le r\u00e9sultat parfait.&quot;<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La vitalit\u00e9 et les interactions entre ces nombres montrent \u00e0 quel point ils sont masculins et f\u00e9minins, actifs et passifs, verticaux et horizontaux, etc. La signification divine des nombres est personnifi\u00e9e dans les traditions \u00e9gyptiennes anciennes par Seshat, l&#039;\u00e9num\u00e9rateur. La netert (d\u00e9esse) Seshat est \u00e9galement d\u00e9crite comme\u00a0: <em>Dame de l&#039;\u00e9criture(s)<\/em>, <em>Scribe<\/em>, <em>Chef de la Maison des Livres Divins <\/em>(Archives), et <em>la Dame des B\u00e2tisseurs<\/em>.<\/p>\n<p>Seshat est \u00e9troitement associ\u00e9 \u00e0 Thoth (Tehuti) et est consid\u00e9r\u00e9 comme son homologue f\u00e9minin.<\/p>\n<p>Le concept \u00e9gyptien du symbolisme des nombres a ensuite \u00e9t\u00e9 popularis\u00e9 en Occident par et \u00e0 travers Pythagore [ca. 580-500 avant notre \u00e8re]. C\u2019est un fait connu que Pythagore a \u00e9tudi\u00e9 pendant environ 20 ans en \u00c9gypte, au 6\u00e8me si\u00e8cle avant notre \u00e8re.<\/p>\n<p>Pythagore et ses disciples imm\u00e9diats n\u2019ont rien laiss\u00e9 de leurs propres \u00e9crits. Pourtant, les universit\u00e9s occidentales lui ont attribu\u00e9 une liste illimit\u00e9e de r\u00e9alisations majeures et ce qu\u2019on appelle <em>Pythagoriciens<\/em>. Ils ont re\u00e7u un ch\u00e8que en blanc de la part des universit\u00e9s occidentales.<\/p>\n<p>On dit que Pythagore et ses disciples consid\u00e8rent les nombres comme des concepts divins ; id\u00e9es du Dieu qui a cr\u00e9\u00e9 un univers d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 infinie et a donn\u00e9 un ordre satisfaisant \u00e0 un mod\u00e8le num\u00e9rique. Les m\u00eames principes \u00e9taient \u00e9nonc\u00e9s plus de 13 si\u00e8cles avant la naissance de Pythagore dans le titre du papyrus \u00e9gyptien connu sous le nom de <em>Papyrus math\u00e9matique derri\u00e8re <\/em>[1848-1801 avant notre \u00e8re], qui promet\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>&quot;R\u00e8gles pour enqu\u00eater sur la nature et conna\u00eetre tout ce qui existe, chaque myst\u00e8re, chaque secret.&quot;<\/em><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019intention est tr\u00e8s claire : les anciens \u00c9gyptiens croyaient aux nombres et \u00e0 leurs interactions (ce qu\u2019on appelle les math\u00e9matiques) et \u00e9tablissaient des r\u00e8gles comme base de \u00ab tout ce qui existe \u00bb.<\/p>\n<p>Tous les \u00e9l\u00e9ments de conception de l&#039;art et des b\u00e2timents \u00e9gyptiens (dimensions, proportions, nombres, etc.) \u00e9taient bas\u00e9s sur le symbolisme \u00e9gyptien des nombres, comme le nom \u00e9gyptien antique du plus grand temple d&#039;\u00c9gypte, le complexe du temple de Karnak, qui est <strong><em>Apet-sout<\/em><\/strong>, signification <em>Recenseur des lieux<\/em>. Le nom du temple parle de lui-m\u00eame. Ce temple a commenc\u00e9 dans l&#039;Empire du Milieu vers ca. 1971 avant notre \u00e8re et a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 continuellement pendant les 1 500 ann\u00e9es suivantes. [Pour plus d&#039;informations sur les nombres et leur signification, voir <em>Cosmologie \u00e9gyptienne\u00a0: l&#039;univers anim\u00e9 et l&#039;architecture m\u00e9taphysique de l&#039;\u00c9gypte ancienne <\/em>par Moustafa Gadalla.]<\/p>\n<p>Concernant l\u2019application \u00e9troite actuelle du sujet des \u00ab math\u00e9matiques \u00bb, la perfection des monuments \u00e9gyptiens antiques atteste de leur connaissance sup\u00e9rieure. Pour commencer, les \u00c9gyptiens avaient un syst\u00e8me de num\u00e9rotation d\u00e9cimale, avec un signe pour 1, un autre pour 10, 100, 1 000, etc. Les preuves du d\u00e9but de la 1\u00e8re dynastie (2575 avant notre \u00e8re) montrent que le syst\u00e8me de notation \u00e9tait connu jusqu&#039;au signe pour 1 000 000. Ils utilisaient l\u2019addition et la soustraction. La multiplication, \u00e0 l&#039;exception des cas les plus simples dans lesquels un nombre devait \u00eatre doubl\u00e9 ou multipli\u00e9 par dix, impliquait un processus de doublement et d&#039;addition (c&#039;est d&#039;ailleurs ainsi que fonctionne le processus informatique). Nos tables de multiplication reposent enti\u00e8rement sur la m\u00e9morisation et rien de plus, et ne peuvent en aucun cas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une r\u00e9ussite humaine. Le processus informatique est plus simple, plus pr\u00e9cis et plus rapide, comme nous le savons tous.<\/p>\n<p>Les acad\u00e9miciens ignorent les connaissances contenues dans les nombreux ouvrages de l\u2019\u00c9gypte ancienne. Ils veulent se r\u00e9f\u00e9rer uniquement \u00e0 quelques papyrus \u00e9gyptiens antiques r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s qui proviennent d\u2019un papyrus de l\u2019Empire du Milieu et \u00e0 quelques fragments d\u2019autres textes de nature similaire. L\u2019\u00e9tude des math\u00e9matiques a commenc\u00e9 bien avant la r\u00e9daction des papyrus \u00ab math\u00e9matiques \u00bb d\u00e9couverts. Ces papyrus trouv\u00e9s ne repr\u00e9sentent pas un trait\u00e9 math\u00e9matique au sens moderne du terme, c&#039;est-\u00e0-dire qu&#039;ils ne contiennent pas une s\u00e9rie de r\u00e8gles permettant de traiter des probl\u00e8mes de diff\u00e9rentes sortes, mais pr\u00e9sentent simplement une s\u00e9rie de tableaux et d&#039;exemples \u00e9labor\u00e9s \u00e0 l&#039;aide de les tables. Les quatre papyrus les plus mentionn\u00e9s sont :<\/p>\n<ol>\n<li>Le papyrus \u00ab math\u00e9matique \u00bb Rhind (maintenant au British Museum), copie d&#039;un document plus ancien de l&#039;\u00e9poque du roi Nemara (1849-1801 avant notre \u00e8re), 12<sup>\u00e8me<\/sup> Dynastie. Il contient un certain nombre d&#039;exemples auxquels les \u00e9gyptologues universitaires ont attribu\u00e9 les num\u00e9ros de s\u00e9rie 1 \u00e0 84.<\/li>\n<li>Le Papyrus \u00ab Math\u00e9matique \u00bb de Moscou (conserv\u00e9 au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Moscou) date \u00e9galement du 12<sup>\u00e8me<\/sup> Dynastie. Il contient un certain nombre d&#039;exemples auxquels les \u00e9gyptologues universitaires ont attribu\u00e9 les num\u00e9ros de s\u00e9rie 1 \u00e0 19. Quatre exemples sont g\u00e9om\u00e9triques.<\/li>\n<li>Les fragments de Kahun.<\/li>\n<li>Le Papyrus de Berlin 6619, compos\u00e9 de quatre fragments reproduits sous les num\u00e9ros 1 \u00e0 4.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Voici un r\u00e9sum\u00e9 du contenu du papyrus \u00ab math\u00e9matique \u00bb de Rhind\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Arithm\u00e9tique<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">\u2013 Division de divers nombres.<br \/>\n\u2013 Multiplication de fractions.<br \/>\n\u2013 Solutions d\u2019\u00e9quations du premier degr\u00e9.<br \/>\n\u2013 Division des \u00e9l\u00e9ments dans des proportions in\u00e9gales.<\/p>\n<ul>\n<li>La mesure<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">\u2013 Volumes et contenu cubique des r\u00e9cipients cylindriques et pectaux parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des rectangulaires<\/p>\n<ul>\n<li>Domaines de\u00a0:<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">- rectangle<br \/>\n- cercle<br \/>\n- Triangle<br \/>\n\u2013 triangle tronqu\u00e9<br \/>\n\u2013 trap\u00e8ze<\/p>\n<ul>\n<li>P\u00e2te ou angle d&#039;une pente d&#039;une pyramide et d&#039;un c\u00f4ne.<\/li>\n<li>Probl\u00e8mes divers :<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">\u2013 Divisions en actions en progression arithm\u00e9tique.<br \/>\n\u2013 Progression g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<p><strong>D&#039;autres processus math\u00e9matiques connus d&#039;autres papyrus comprennent\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Carr\u00e9 et racine carr\u00e9e de quantit\u00e9s impliquant des fractions simples [Berlin 6619].<\/li>\n<li>Solution d&#039;\u00e9quations du deuxi\u00e8me degr\u00e9 [Berlin Papyrus 6619].<\/li>\n<li><strong>Il faut noter que le Papyrus Rhind montre que le calcul de la pente de la pyramide [Rhind Nos. 56-60] utilise les principes d&#039;un triangle quadrangle, appel\u00e9 le <em>Th\u00e9or\u00e8me de Pythagore<\/em>. Ce papyrus \u00e9gyptien est dat\u00e9 de milliers d\u2019ann\u00e9es avant que Pythagore ne marche sur cette terre.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce th\u00e9or\u00e8me stipule que le carr\u00e9 de l\u2019hypot\u00e9nuse d\u2019un triangle rectangle est \u00e9gal \u00e0 la somme des carr\u00e9s des deux autres c\u00f4t\u00e9s. Plutarque a expliqu\u00e9 la relation entre les trois c\u00f4t\u00e9s du triangle rectangle 3:4:5, qu&#039;il (comme tous les gens de son temps) appelait le Triangle \u00ab d&#039;Osiris \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>[Un extrait de <\/strong><\/span><strong>L&#039;\u00c9gypte ancienne : la culture r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, deuxi\u00e8me \u00e9dition par Moustafa Gadalla<\/strong><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>]<br \/>\n<a href=\"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/fr\/produit\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee-2\/\"><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/product\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee\/<\/span><\/a><\/strong><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/la-culture-de-l-egypte-ancienne-revelee-4.jpg\" alt=\"La culture \u00e9gyptienne antique r\u00e9v\u00e9l\u00e9e\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/fr\/produit\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee-2\/\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/product\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee\/<\/span><\/strong><\/span><\/a><\/p>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mathematics And Numerology &nbsp; For the Ancient Egyptians, the two primary numbers in the universe are 2 and 3. 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