{"id":5147,"date":"2019-03-03T12:49:00","date_gmt":"2019-03-03T17:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/mathematiques-et-numerology\/"},"modified":"2023-01-07T05:57:03","modified_gmt":"2023-01-07T10:57:03","slug":"mathematiques-et-numerology","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/it\/mathematiques-et-numerology\/","title":{"rendered":"Math\u00e9matiques Et Num\u00e9rologie"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Math\u00e9matiques Et Num\u00e9rologie<\/strong><\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour les \u00c9gyptiens de l\u2019Antiquit\u00e9, les deux premiers nombres de l\u2019univers sont le 2 et le 3. Tous les ph\u00e9nom\u00e8nes, sans exception, poss\u00e8dent une nature polaire et un principe ternaire. Ainsi, les chiffres 2 et 3 sont les seuls nombres premiers desquels d\u00e9rivent les autres.<\/p>\n<p>Deux symbolise le pouvoir de multiplicit\u00e9, la femelle, le r\u00e9cipient mutable, tandis que Trois symbolise le m\u00e2le. Il s\u2019agissait de la musique des sph\u00e8res, les harmonies universelles jou\u00e9es entre les deux symboles universels primordiaux m\u00e2le et femelle qu\u2019\u00e9taient Osiris et Isis, dont le mariage c\u00e9leste enfanta leur fils Horus. Plutarque confirma cette sagesse \u00e9gyptienne dans ses <em>\u0152uvres morales, Vol. V<\/em>:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>En effet trois <\/em><\/strong><em><strong>[Osiris] <\/strong><\/em><strong><em>est le premier nombre impair et parfait; quatre est le carr\u00e9 de deux, premier nombre pair\u2009<\/em><\/strong><em><strong>[Isis]<\/strong><\/em><strong><em>; et cinq <\/em><\/strong><em><strong>[Horus]<\/strong><\/em><strong><em>, qui est compos\u00e9 de trois et de deux, tient \u00e0 la fois et de son p\u00e8re et de sa m\u00e8re. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019importance des deux nombres premiers (repr\u00e9sent\u00e9s par Isis et Osiris) fut clairement expliqu\u00e9e par Diodore de Sicile [<em>Livre I<\/em>, 11. 5],<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>Ces deux neteru (dieux), ils maintiennent, ordonnent l\u2019univers entier, nourrissant et faisant cro\u00eetre toute chose&#8230;<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Dans le monde anim\u00e9 de l\u2019\u00c9gypte antique, les nombres ne d\u00e9signaient pas seulement des quantit\u00e9s, mais \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des d\u00e9finitions concr\u00e8tes des principes formateurs de la nature. Les \u00c9gyptiens appelaient ces principes \u00e9nerg\u00e9tiques neteru (dieux, d\u00e9esses).<\/p>\n<p>Pour les \u00c9gyptiens, les nombres n\u2019\u00e9taient pas seulement pairs et impairs. Le concept de nombres anim\u00e9s en \u00c9gypte antique a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 avec \u00e9loquence par Plutarque dans les <em>\u0152uvres morales<\/em> <em>Vol. V<\/em>, lorsqu\u2019il d\u00e9crit le triangle rectangle de dimensions 3-4-5:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><strong><em>Il faut donc concevoir, que le c\u00f4t\u00e9 de l\u2019angle droit repr\u00e9sente le m\u00e2le, que la base du triangle repr\u00e9sente la femelle, et que l\u2019hypot\u00e9nuse est le produit des deux; qu\u2019ainsi Osiris est le premier principe, qu\u2019Isis en re\u00e7oit les influences, et que Horus est le r\u00e9sultat de l\u2019op\u00e9ration de l\u2019un et de l\u2019autre. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>La vitalit\u00e9 et les interactions entre ces chiffres montrent de quelle mani\u00e8re ils sont masculins et f\u00e9minins, actifs et passifs, verticaux et horizontaux, etc. La port\u00e9e divine des nombres est personnifi\u00e9e dans les traditions antiques par: Seshat, La Recenseuse. La <em>netert<\/em> (d\u00e9esse) Seshat est aussi d\u00e9crite comme: <em>Celle qui \u00e9crit, Celle qui est un scribe, La gardienne des annales (archives royales), la Patronne des b\u00e2tisseurs<\/em>.<\/p>\n<p>Seshat est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 Thoth (Tehuti) et on la consid\u00e8re comme sa par\u00e8dre f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Le concept \u00e9gyptien de symbolisme des nombres fut par la suite popularis\u00e9 en Occident par et gr\u00e2ce aux enseignements de Pythagore [env. 580-500 AEC]. Nous savons en effet que Pythagore a \u00e9tudi\u00e9 pendant 20 ans environ en \u00c9gypte, au VIe si\u00e8cle AEC.<\/p>\n<p>Il ne nous reste rien des \u00e9crits de Pythagore et de ses disciples directs. Cependant, le milieu universitaire occidental a g\u00e9n\u00e9reusement attribu\u00e9 \u00e0 Pythagore et aux <em>pythagoriciens<\/em> une liste sans fin de r\u00e9alisations majeures.<\/p>\n<p>Pythagore et ses disciples auraient consid\u00e9r\u00e9 les nombres comme des concepts divins, des id\u00e9es du Dieu qui avait cr\u00e9\u00e9 un univers d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 infinie, dans un ordre satisfaisant d\u2019apr\u00e8s un mod\u00e8le num\u00e9rique. Ces m\u00eames principes \u00e9taient d\u00e9clar\u00e9s plus de 13 si\u00e8cles avant la naissance de Pythagore, dans un <em>Papyrus Rhind<\/em> \u00e9gyptien, connu sous le nom de <em>Papyrus Rhind Math\u00e9matique <\/em>[1848-1801 EC], qui promet une<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\"><em><strong>M\u00e9thode correcte d\u2019investigation dans la nature pour conna\u00eetre tout ce qui existe, chaque myst\u00e8re, tous les secrets.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>L\u2019intention est clairement \u00e9nonc\u00e9e: les anciens \u00c9gyptiens croyaient en des r\u00e8gles concernant les nombres et leurs interactions (les math\u00e9matiques), et les d\u00e9finirent comme fondement de \u201ctout ce qui existe\u201d.<\/p>\n<p>Ipet-sout est le nom en \u00e9gyptien ancien du plus grand temple en \u00c9gypte, et signifie \u201ccelle qui \u00e9num\u00e8re les endroits\u201d. Le nom du temple parle de lui-m\u00eame. La construction de ce temple commen\u00e7a au Moyen Empire aux alentours de 1971 AEC, puis fut sans cesse compl\u00e9t\u00e9e pendant les 1\u2009500 ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<p>Tous les \u00e9l\u00e9ments de conception de l\u2019art et des b\u00e2timents \u00e9gyptiens (dimensions, proportions, nombres, etc.) \u00e9taient bas\u00e9s sur le symbolisme du nombre \u00e9gyptien, comme le nom de l\u2019\u00c9gypte antique pour le plus grand temple d\u2019\u00c9gypte, \u00e0 savoir le complexe du Temple de Karnak, <strong><em>Apet-sout<\/em><\/strong>, ce qui signifie <em>Celle qui \u00c9num\u00e8re les Endroits<\/em>. Le nom du temple parle d\u2019elle-m\u00eame. La construction de ce temple commen\u00e7a au Moyen Empire aux alentours de 1971 AEC, puis fut sans cesse compl\u00e9t\u00e9e pendant les 1\u2009500 ann\u00e9es suivantes. [Pour des informations plus d\u00e9taill\u00e9es sur les nombres et leur importance voir <em>Cosmologie \u00e9gyptienne \u2013 L\u2019univers<\/em> <em>anim\u00e9<\/em> et ce livre de Moustafa Gadalla].<\/p>\n<p>Si nous regardons l\u2019usage restrictif du terme \u201cmath\u00e9matiques\u201d de notre \u00e9poque, la perfection des monuments antiques atteste de la sup\u00e9riorit\u00e9 de leur savoir. Au d\u00e9but, les \u00c9gyptiens avaient un syst\u00e8me d\u00e9cimal utilisant les symboles 1, 10, 100, 1,000 et ainsi de suite. Les preuves indiquent qu\u2019au d\u00e9but de la 1\u00e8re dynastie (en 2575 avant notre \u00e8re), le syst\u00e8me de comptage allait jusqu\u2019\u00e0 1 000 000. Ils employaient les additions et les soustractions. Dans le cas des multiplications, except\u00e9 pour les plus simples o\u00f9 un nombre devait \u00eatre multipli\u00e9 par deux ou par dix, un proc\u00e9d\u00e9 de doublement ou d\u2019addition \u00e9tait impliqu\u00e9, ce qui en fait correspond au mode de fonctionnement des ordinateurs. Nos tables de multiplication se basent enti\u00e8rement sur la m\u00e9morisation et rien de plus. Cela ne peut donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 en aucun cas comme une r\u00e9ussite humaine. Le fonctionnement de l\u2019ordinateur est plus facile, plus pr\u00e9cis et rapide comme nous le savons tous.<\/p>\n<p>Les sp\u00e9cialistes ignorent compl\u00e8tement le savoir inscrit dans les nombreux ouvrages de l\u2019ancienne \u00c9gypte. Ils ne veulent se r\u00e9f\u00e9rer qu\u2019\u00e0 quelques documents antiques issus d\u2019un papyrus du Moyen Empire et de quelques fragments de textes de m\u00eame nature. L\u2019\u00e9tude des math\u00e9matiques commen\u00e7a bien avant que les papyrus \u201cmath\u00e9matiques\u201d ne fussent \u00e9crits. Ces papyrus retrouv\u00e9s ne constituent pas un trait\u00e9 de math\u00e9matiques au sens actuel, je veux dire qu\u2019ils ne renferment pas une suite de r\u00e8gles permettant de r\u00e9soudre des probl\u00e8mes de diff\u00e9rentes natures, mais ils pr\u00e9sentent seulement une s\u00e9rie de tableaux et d\u2019exemples de r\u00e9solutions. Les quatre papyrus les plus connus sont\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>Le papyrus \u201cmath\u00e9matiques\u201d <em>Rhind<\/em> (\u00e0 pr\u00e9sent au <em>British Museum<\/em>) est une copie d\u2019un document plus ancien de l\u2019\u00e9poque du roi <em>Nemara<\/em> (1849-1801 AEC) de la 12e dynastie. Il contient un certain nombre d\u2019exemples auxquels les sp\u00e9cialistes \u00e9gyptiens ont donn\u00e9 le num\u00e9ro de s\u00e9rie 1-84.<\/li>\n<li>Le papyrus \u201cmath\u00e9matiques\u201d de Moscou (situ\u00e9 dans le <em>Museum of Fine Arts<\/em> de la ville) date aussi de la 12e dynastie. Il contient un certain nombre d\u2019exemples auxquels les sp\u00e9cialistes \u00e9gyptiens ont donn\u00e9 le num\u00e9ro de s\u00e9rie 1-19. Quatre d\u2019entre eux traitent de g\u00e9om\u00e9trie.<\/li>\n<li>Les fragments de <em>Kahoun<\/em>.<\/li>\n<li>Le papyrus de Berlin 6619, qui comprend quatre fragments reproduits sous le num\u00e9ro de s\u00e9rie 1-4.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ci-dessous se trouve un synopsis du papyrus \u201cmath\u00e9matiques\u201d <em>Rhind:<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Arithm\u00e9tique<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">&#8211; Multiplications de fractions.<br \/>\n&#8211; Solutions d\u2019\u00e9quations du premier degr\u00e9.<br \/>\n&#8211; Divisions d\u2019\u00e9l\u00e9ments en proportions in\u00e9gales.<\/p>\n<ul>\n<li>Mesures<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">&#8211; Volumes et contenus de contenants de forme cylindriques, rectangulaires et de parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des<\/p>\n<ul>\n<li>Aire d\u2019un:<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">&#8211; rectangle<br \/>\n&#8211; cercle<br \/>\n&#8211; triangle<br \/>\n&#8211; triangle tronqu\u00e9<br \/>\n&#8211; trap\u00e8ze<\/p>\n<ul>\n<li>Penchant ou angle du c\u00f4t\u00e9 d\u2019une pyramide ou d\u2019un c\u00f4ne.<\/li>\n<li>Probl\u00e8mes vari\u00e9s :<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"padding-left: 60px;\">&#8211; Divisions en parts selon une progression arithm\u00e9tique.<br \/>\n&#8211; Progression g\u00e9om\u00e9trique.<\/p>\n<p><strong>D\u2019autres m\u00e9thodes math\u00e9matiques issues d\u2019autres papyrus:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Carr\u00e9s et racines carr\u00e9es de quantit\u00e9s impliquant de simples fractions [Berlin 6619].<\/li>\n<li>Solutions d\u2019\u00e9quations du second degr\u00e9 [Papyrus de Berlin 6619].<\/li>\n<li><strong>Il faut signaler que le papyrus <em>Rhind<\/em> montre que le calcul du c\u00f4t\u00e9 d\u2019une pyramide [<em>Rhind<\/em> N\u00b0 56-60] utilise les principes du triangle rectangle selon le <em>th\u00e9or\u00e8me de Pythagore<\/em>. Ce papyrus \u00e9gyptien date de milliers d\u2019ann\u00e9es avant que Pythagore n\u2019ait foul\u00e9 la terre.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce th\u00e9or\u00e8me \u00e9tablit que le carr\u00e9 de l\u2019hypot\u00e9nuse d\u2019un triangle rectangle est \u00e9gal au carr\u00e9 de la somme des deux c\u00f4t\u00e9s. Plutarque expliqua la relation entre les trois c\u00f4t\u00e9s d\u2019un triangle rectangle 3, 4, 5 qu\u2019il appela (comme toutes les personnes de son temps) le triangle \u201cOsiris\u201d.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>[Un extrait de La culture de l&#8217;Egypte ancienne r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, Seconde \u00c9dition par <\/strong><\/span><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Moustafa Gadalla]<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>https:\/\/egyptianwisdomcenter.org\/product\/la-culture-de-legypte-ancienne-revelee\/<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"tw-data-text tw-text-large XcVN5d tw-ta\" dir=\"ltr\" data-placeholder=\"Translation\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/books2read-prod.s3.amazonaws.com\/CACHE\/images\/ubl_book_images\/book_display_image_UDLPK6t\/afccc3074558220b577da0adc1a35a9c\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Math\u00e9matiques Et Num\u00e9rologie &nbsp; Pour les \u00c9gyptiens de l\u2019Antiquit\u00e9, les deux premiers nombres de l\u2019univers sont le 2 et le 3. 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